Où l’on se paye la (ma) fiole !
Dimanche, mars 6th, 2011Nous avons manqué une séance de D&D4 pendant laquelle nos compagnons ont découvert une partie de l’énigme du parchemin de Sylvinia. ““Seuls les vrais maitres du savoir sauront où chercher,” correspondait à une bibliothèque d’Ogma nichée dans les montagnes. Les registres du temple de Valdive leur apprirent que l’elfe avait bien déposée une requête afin de pouvoir laisser un document à la garde des bibliothécaires, il y a plus de cinq cent ans.
Mais depuis, ce lieu de savoir avait subi une invasion de démons et nombre des prêtres qui n’avaient pu s’enfuir étaient devenus des fantômes errant dans les couloirs de la bibliothèque. Une guilde de mercenaires s’étant depuis constituée pour entrer discrètement dans la bibliothèque pour exhumer les savoirs anciens, nos compagnons recrutèrent l’un d’entre eux pour les guider.
Ayant perdu leur guide suite à une attaque, nos trois compagnons ont erré un moment avant de découvrir un passage secret dans les écuries qui les mena jusqu’au cœur du donjon situé sous la bibliothèque. Là, ils rencontrèrent une armure “vivante” renfermant la dépouille d’un preux chevalier mort par amour… Hélas, ayant lu beaucoup de romans de chevalerie et d’amour courtois, l’armure nommée Halifax en était arrivé à la conclusion qu’il lui fallait obtenir le cœur d’une femme pour ressusciter son maitre ! Après un bref combat où mes compagnons eurent le dessous, l’archer tiefeline Uweya proposa son cœur en échange de l’aide de l’armure pour découvrir le document de Sylvania, à moins que le groupe ne trouve un autre moyen de ressusciter le chevalier.
Ayant finalement récupéré un parchemin rédigé de la main de Sylvania dans une pièce secrète contenant des objets maléfiques visiblement cachés là par les moines bibliothécaires, nos compagnons rentrèrent à Valdive où nous les retrouvâmes. Voici le récit de nos retrouvailles :
Aléa (désignant l’armure) : Bon, on reprend depuis le début. Rappelez - moi où vous l’avez trouvé celui- là ?
Karash : Dans la bibliothèque
La - Kog : Au milieu des fantômes et des démons ?
Uweya : C’est cela oui, exactement.
Alea : Et il faisait quoi, là-bas, à deux doigts de la bouche des enfers ?
Akantas : il lisait des romans d’amour.
La - Kog : Et pourquoi lisait-il des romans d’amour ?
Karash : Pour trouver le moyen de ressusciter son maitre.
Alea : Et il a trouvé ?
Akantas : oui, il a trouvé…
La - Kog : Quel est ce moyen ?
Uweya : il lui faut le cœur d’une femme… Mais on a réussit à le convaincre qu’il se trompait !
La - Kog : Et donc, Uweya, il te suit partout car tu lui as promis ton cœur si jamais il n’y avait pas d’autre moyen ?
Halifax (hochant la tête): Tout à fait, c’est ça !
Tous : Soupir
Alea : Bon et que fait-on maintenant ?
Karash : Comme Halifax refuse de se séparer de nous et de faire quoique ce soit d’autre que refermer la fiole avant que le comte d’Arvenel ne soit ressuscité, soit nous retournons dans la bibliothèque lever la malédiction, soit nous gagnons Valdive pour demander au clergé d’Ogma de nous aider à ressusciter son maitre.
Alea : Ah, oui, la fiole. Si j’ai bien compris, c’est le fait que la fiole se soit ouverte lors du dernier cataclysme qui a provoqué l’ouverture du portail vers les Abysses ?
Uweya : Oui, tu as bien compris.
La - Kog : Et on a demandé à … heu… Halifax d’y aller car…
Akantas : les fantômes ne le voient pas et il est suffisamment fort pour combattre les démons.
Aléa : Et nous ?
Karash : Et nous, non.
la - Kog : Et bien , que fait-on maintenant ?
Et bien nous décidâmes de retourner dans la bibliothèque, mais sans notre guide, blessé lors de la précédente mission. Empruntant le même chemin escarpé pour parvenir à une fissure dans la muraille protégeant la bibliothèque, nous alertâmes un fantôme qui fut facilement défait par l’armure Halifax. Parvenu pour certains difficilement au pied de la muraille, nous fûmes confrontés à une autre difficulté : comment faire passer par ce trou un Goliath de deux mètres cinquante et 160 kilos ! Il fallu un certains temps et bien des efforts aux autres membres du groupe pour m’extraire de cette prison rocheuse…
Parvenus sans encombre à la pièce secrète contenant la fiole grâce à Halifax, nous découvrons qu’elle ne s’y trouve plus mais qu’elle est en possession du chef des démons ayant envahi la bibliothèque ! N’écoutant que notre courage, nous décidâmes d’attaquer celui- ci et sa garde de trois démons. Après un combat étrangement facile pour mes compagnons (six 20 naturels, ça aide ! ) et calamiteux pour moi, nous parvenons à reboucher la fiole et à ressortir de la bibliothèque le sentiment du devoir accompli !
















