Critique : BD COPS (premier tome)


Crash sur South Central  est le premier tome d’une série de bandes dessinées consacrées au jeu de rôle COPS. Un gros autocollant rouge le rappelle d’ailleurs. La démarche est assez originale pour être soulignée : on connaissait en effet les albums relatant des parties de JDR (la saga des Chroniques de la Lune Noire) ou des séries donnant lieu à des adaptations en jeu (Donjon ou Lanfeust). Mais un jeu de rôle adapté en BD, c’est  « franchement » nouveau !

La série est publiée chez Delcourt au sein de la Collection Neopolis. Scénarisée par Marc Sautriot, elle est mise en image par Antonio Sarchione.

Conçue dans l’esprit « série TV » donnant déjà une couleur particulière au jeu, la BD devrait compter deux saisons au moins, soit une quinzaine d’histoires déclinées sur deux albums chacune. Un projet de longue haleine donc. A l’heure ou nous écrivons ces lignes, les auteurs travaillent à la deuxième  intrigue, soit les albums 3 et 4.

Dès la page de garde,  une brève description de l’univers de C.O.P.S. permet aux auteurs de démarrer ce premier récit sans passer par une mise en place détaillée au détriment de l’histoire. Le lecteur découvre ensuite  le quotidien de l’unité d’élite du C.O.P.S. en suivant les premiers pas d’un bleu. L’intrigue policière qui suit, relativement classique, connaît un développement plutôt lent dans un album qui a surtout pour objectif de camper le décor.

Qu’est-ce que cette BD peut offrir à un amateur de COPS ? D’abord  Une très bonne illustration du monde, mais aussi un vrai manuel pour les joueurs autant que pour les MJ qui auraient eu du mal à se représenter le Los Angeles des années 2030. L’ambiance est ensoleillée à souhait quoique  le quartier  de South Central, où se déroule le gros de l’épisode,  apparaît  totalement dévasté et vraiment dangereux.

La BD présente aussi le groupe Alpha, dont les membres sont des pnj centraux du jeu de rôle. Leurs apparitions se limitent à des clins d’œil mais renforce le lien de l’album avec son grand-frère publié par Asmodée. 

Un maître de jeu devrait bien évidemment pouvoir adapter sans peine la BD en scénario, à la condition d’en interdire la lecture à ses joueurs ce qui serait dommage ! Il semble préférable d’utiliser l’enquête et les protagonistes comme toile de fond aux aventures des personnages d’un groupe de joueurs, qui auront encore plus l’impression d’être immergés dans l’univers en lisant la série.

 

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